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jeudi 14 juin 2012

L'Italie à petit prix

Le jeudi c'est yoga mais c'est aussi ravioli ! Ce n'est que depuis peu que nous faisons nos courses italiennes chez Cisternino. Il était temps car c'est en bas de chez nous ! Cisternino est une coopérative dont tous les produits viennent de petits producteurs de Campanie et de Lazio. Donc aucun produit industriel, que de l'artisanat. Ici les produits sont livrés le jeudi et tout le quartier le sait ! Donc il faut se lever tôt (et apporter une chaise pliante pour la queue...) pour la plus fraiche des burrata, pour la plus fondante des ricotta, pour les plus délicieux des beignets de fleurs de courgettes fourrés à la mozzarella et aux anchois, pour la Bresaola la plus savoureuse, pour la plus convoitée des Mortadelle... Aussi, si vous voulez repartir les sacs pleins, apportez un portefeuille de cash ou un chéquier car Cisternino ne prend pas la carte bleue. Et une fois dans le magasin, on a du mal à ne pas craquer... Surtout quand les prix sont petits !

Cooperativa Latte Cisternino (ouvert du lundi au samedi, fermé entre 13h30 et 16h00)
17, rue Geoffroy-Saint-Hilaire
75005 Paris
Métro Censier-Daubenton

Elle est aussi:
- 108, rue Saint Maur, 75011 Paris
- 37, rue Godot-de-Mauroy, 75009 Paris
- 46, rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris

vendredi 1 juin 2012

Roses et bonheur

Rosiers Bourbon, rosiers Noisette, grimpants à grandes fleurs, hybrides remontants, rose Mermaid, rosiers Grandiflora, hybrides de thé, rose Sonia Rykiel, hybrides de Wichurana, rosiers Floribunda, rose sourire d'enfant, hybrides Multiflora, rosiers mousseux, mais surtout parfums enivrants ! Vite, vite, vite, avant que les pétales ne jonchent sols et pelouses, rendez-vous au Jardin des Plantes pour y voir le jardin de roses qui longe la Galerie de Minéralogie. C'est le seul moment de l'année (mai et juin) où nous aurons la chance de voir tous les rosiers en fleurs, car certaines ne fleurissent qu'une seule fois dans l'année. On peut ne pas aimer les roses dans un vase, comme moi par exemple, mais il sera difficile de rester indifférent devant cette nature à l'eau de rose...

dimanche 25 mars 2012

Paris en fleurs (1)



Jardin des Plantes
Promeneurs du dimanche se photographiant devant la star du Jardin

samedi 17 mars 2012

Un p'tit cornet ?

Milo a l'air bien couvert sur cette photo, mais pourtant il a fait chaud ce jour là. 21 degrés. A vrai dire, on ne sait jamais si l'on couvre trop un nouveau-né ou pas assez... Mais vu qu'il dormait profondément, je pense qu'il était juste bien. De retour du Jardin du Luxembourg avec Milo, mes beaux parents et ma belle-soeur, j'en ai profité pour passer par la rue Mouffetard et leur ai proposé de prendre une glace. Et ma proposition a été acceptée avec beaucoup d'enthousiasme ! Parce qu'en Italie on mange beaucoup de glaces ! Et comme j'étais à peu près sûre de ne pas les décevoir, je les ai emmenés chez Alberto. En passant devant un jour avec Raffaele, nous avions trouvé ce glacier très "italien" et pour cause, c'est une famille d'origine italienne qui tient le commerce et où l'on est glacier de père en fils depuis trois générations. Alors oubliez le fameux glacier français de l'ile Saint Louis et venez essayez les glaces d'Alberto aux saveurs d'Italie !

Gelati d'Alberto
45, rue Mouffetard
75005 Paris
Métro Place Monge

samedi 3 mars 2012

Suis complètement Baba !

Baba de mon fils ! Surtout lorsqu'il se met à sourire dans son sommeil en passant devant le bouche d'aération de la pâtisserie de Carl Marletti, soufflant de douces effluves de beurre ! Quand on voit ça, on ne peut s'empêcher de s'arrêter et d'acheter plus de gâteaux qu'il n'en faut ! Une belle publicité qui aurait pu être réalisée par Don Draper ou Peggy Olson dans un épisode de Mad Men ! Grâce à Milo, nous y sommes entrés un samedi... car généralement, on se réserve ce genre de bienséance le dimanche... Carl Marletti a ouvert sa première boutique après avoir travaillé en tant que Chef pâtissier au célèbre Café de la Paix. Il a reçu le prix de la meilleure tarte au citron mais Raffaele y a fait une autre petite découverte gourmande... le Baba au rhum de Marletti est presque aussi bon que celui de Naples ! Mais attention, il est uniquement disponible le samedi ou sur commande. Puisque je vais devoir attendre la fin de l'allaitement pour y goûter, j'en ai profité pour céder à la tentation d'autres de ses délices et je dois dire que j'ai été emballée par le Paris-Brest: généreux mais pas trop et sucré à souhait !

51 rue Censier
75005 Paris
Métro Censier-Daubenton

dimanche 15 janvier 2012

La grande Mosquée de Paris

C'est peut être le dernier endroit qu'un touriste étranger viendrait visiter à Paris mais ce serait passer à côté d'un des grands monuments historiques de la capitale. La Grande Mosquée de Paris, première de la métropole, a été construite après la première Guerre mondiale en hommage aux 70.000 morts de confession musulmane qui ont combattu pour la France. Au cours de la seconde Guerre mondiale, elle a servi de lieu de résistance, d'abri aux parachutistes britanniques et de refuge à des familles juives à qui le personnel administratif de la Mosquée donnait des certificats d'identité musulmane... De nos jours, elle est toujours ouverte à tous. Elle se visite tous les jours sauf le vendredi, jour de prière. Et son misbaha d'habitués est sans fin ! Car la mosquée est non seulement dotée d'une salle de prière, d'une bibliothèque, d'une salle de conférence, et d'une madrassa, mais également d'un salon de thé (voir mon billet ici), d'un hammam et d'un restaurant.

Donc difficile de respecter le 4ème pilier de l'Islam qu'est le jeûne quand on a goûté à son couscous méchoui ou à ses tajines... Alors dans ma bonté dominicale, j'ai opté pour le 3ème pilier, l'aumône... Car quand on en fait le tour, on rencontre un certain nombre de vieilles femmes solidement ancrées aux pieds des murs de la Mosquée et qui mendigotent à votre passage... J'ai donc sacrifié une pâtisserie qui m'avait été gracieusement offerte par le restaurant, pensant bien faire, à l'une d'entre elles... Et à mon plus grand regret lorsqu'elle a glissé la pâtisserie dans sa poche et m'a dit, avec son plus beau sourire: "T'as pas du flouze ???"



Restaurant de la Mosquée
39, rue Geoffrey Saint-Hilaire
Ouvert tous les jours

Visite de la Mosquée
2 bis, place du Puits de l'Ermite
Possible tous les jours sauf le vendredi
75005 Paris
Métro Place Monge ou Censier-Daubenton

mercredi 12 octobre 2011

Serre-moi dans tes bras !

Joyeux hebdoversaire Baby, I love you ! Tu as aujourd’hui 21 semaines et nous avons fait la moitié du chemin ensemble ! Encore 140 jours et tu passeras de mon ventre à nos bras ! J’ai trouvé que cette illustration était tout à fait à propos : tu as commencé graine et te voilà maintenant aussi grand qu’une banane (tu mesures environ 16 cm de la tête aux fesses), tu naîtras dans un chou ou peut être dans une rose (le jardinier nous le confirmera lundi), tu es fragile et je te garde au chaud, et enfin le Jardin des Plantes est ton futur terrain de jeux. Nous n’attendons qu’une chose avec ton papa : te serrer dans nos bras !

lundi 10 octobre 2011

L’art du Panettone et autres douceurs...

On ne retiendra qu’AOKI. Sadaharu AOKI, c’est trop long. Et on n’a pas le temps de s’attarder sur la prononciation de ce nom quand on sait que ses pâtisseries sont à tomber ! C’est ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins, c’est bien connu, même au Japon ! Car notre pâtissier vient du pays du soleil levant. Et on se lève bien volontiers pour ses douceurs. Influencé par les saveurs japonaises, on retrouvera donc souvent le Mâcha (thé vert), le Yuzu (agrume japonais), et l’Umé (prune salée) dans ses créations mais aussi toute la délicatesse, la modernité du design japonais et la couleur de néons tokyoïtes. Parce que ce n’est pas seulement bon mais c’est aussi beau et soigné comme un jardin japonais. J’ai testé ses pâtisseries, ses bonbons maquillage (ganaches au chocolat), ses Chocorons (macarons enrobés de chocolat), ses oranges confites au chocolat noir, au lait ou blanc. Mais je pense qu’on se lèvera surtout pour son Panettone. Parce qu’on n’en trouvera jamais d’aussi bon à Paris. Et aussi parce que Raffaele a littéralement fondu pour ce produit italien fait par un japonais, en France (« c’est incroyable ! ») et quand Raffaele fond, c’est que c’est bon !

SADAHARU AOKI
56, boulevard Port Royal
75005 Paris
Métro Les Gobelins

jeudi 6 octobre 2011

شاي بالنعناع

Ca y est, nous y sommes en automne ! Il fait enfin frais et humide ! Voici venu le temps des petits remontants ! Alors pour les grognons qui ont rangé leurs tongs au placard et qui trouvent le temps maussade, voici un petit truc pour retrouver jovialité et enthousiasme et apprécier tout ce que l’automne a à nous offrir : un thé à la menthe à la Grande Mosquée de Paris ! Vous serez transportés par son goût oriental et son parfum d’été. Et pourquoi ne pas l’agrémenter d’une pâtisserie ou deux ? Je déclare la saison des remontants OUVERTE !

Salon de thé de la Mosquée de Paris
39 rue Geoffrey Saint-Hilaire
75005 Paris
Ouvert 7 jours sur 7
De 9h00 à 00h00
Métro Place Monge ou Censier-Daubenton

mardi 4 octobre 2011

La ménagerie du Jardin des Plantes

Il n’y a pas d’âge pour aller au zoo ! Et encore moins pour aller à la Ménagerie du Jardin des Plantes. C’est une institution. Un incontournable. Un must. Et pour ceux qui ne l’ont pas encore vue, une belle découverte. Bientôt, il nous faudra prendre un abonnement annuel, parce qu’on va adorer s’émerveiller avec Baby, I love you devant ses occupants à poils, à plumes et à écailles ! La Ménagerie est l’un des plus anciens jardins zoologiques du monde. Elle doit son existence au transfert des animaux des Ménageries royales de Versailles et a été inaugurée en 1794. La Ménagerie a connu d’innombrables habitants… jusqu’en 1871, lors de la commune de Paris, où ils furent mangés par les Parisiens assiégés et affamés.


La Ménagerie accueille aujourd’hui près de 2000 animaux, hébergés dans des petites cabanes en rondins et toits de chaume ou dans des bâtiments de style Art Déco. Il faut compter une bonne heure et demie pour en faire le tour et ne rien rater. Si vous disposez de moins de temps, je vous conseille plus particulièrement les majestueux flamants roses (je leur volerais bien quelques plumes pour m’en faire un chapeau), les petites rainettes bleues du vivarium (qui ferait de très jolies céramiques décoratives ou porte-couteaux originaux), les paresseux chez les reptiles (parce qu’on est un peu comme eux, paresseux) et la panthère des neiges de la fauverie (une parfaite peluche pour la chambre de Baby, I love you).

PS : Et pour ceux qui s’y rendront entre le 14 octobre et le 6 novembre 2011, vous y trouverez un parcours d'œuvres d'art d’artistes contemporains de renommée internationale dans le cadre de la FIAC.

Jardin des Plantes
36, rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 Paris
Ouverture : tous les jours de 10:00 à 18:00
Fermeture : tous les mardis

lundi 19 septembre 2011

La rue Mouffetard

La première fois que j’ai entendu parler de la rue Mouffetard, c’était dans les contes de la rue Broca. Je n’étais même pas adolescente. La deuxième fois, j’étais étudiante, parce que c’était le quartier parfait pour s’abreuver sans se faire écraser (la rue Mouffetard devient rue piétonne le soir)! La troisième fois, c’est quand j’ai emménagé dans le quartier en 2003. Et maintenant, c’est moi qui en parle. Parce que la rue Mouffetard a ce petit pétillement des rues parisiennes cachées entre deux quartiers. Étroite, pentue, grouillante de touristes et célébrités françaises, bruyante avec sa ginguette du dimanche, glissante avec ses pavés, l’une des plus photographiées de Paris, c’est aussi la rue aux primeurs les plus fortunés (le kilo de tomates grappe est à 25€…), et aux queues les plus longues ! L’histoire de la rue Mouffetard est riche. L’origine de son nom est peu claire mais l’on penche plus souvent pour la déformation de « Mont-Cétard », son ancien nom. Au Moyen-âge, elle aboutissait à la place d'Italie et correspondait au tracé de l'ancienne voie qui menait à Rome. Victor Hugo serait même venu chercher ici l'ambiance du vieux Paris pour écrire les Misérables. Aujourd’hui, tout comme les étalages de fruits et légumes des primeurs, c’est une rue qui regorge de petits trésors ! Je ne m’attarderai que sur cet immeuble qui est classé monument historique. Il date du début du XVIIème siècle, et sa façade fût décorée de 1929 à 1931 par le maçon italien Adigheri pour les besoins de publicité du charcutier-traiteur Facchetti. Ce décor pittoresque utilise la technique du sgraffito. C’est fou ! Quand on cherche, on trouve toujours un peu d’Italie à Paris !

lundi 12 septembre 2011

La galerie de l'Evolution

Parce ce que les animaux taxidermisés et les boîtes entomologiques ont hanté mon enfance (et maintenant un petit mur de notre appartement) et parce que j'adore la reproduction de Sophie la Girafe en grandeur nature (ci-contre), j’ai voulu refaire un petit tour à la Galerie de l’Évolution. Et ça tombe bien car le Muséum National d’Histoire Naturelle est à deux pas de la maison. Et comme ce lieu est très fréquenté par les familles, ça m’a donné l’occasion également d’observer une multitude de modèles de poussettes en action…


En 1889, année de l'exposition universelle, la Grande Galerie de Zoologie fut inaugurée au Jardin des Plantes, aujourd’hui appelée Grande Galerie de l’Évolution. Cette institution se charge d’une triple mission de recherche, de conservation des collections et de diffusion des connaissances. L'âge d'or du Muséum se situe au milieu du XIXème siècle, période durant laquelle les expéditions autour du monde se multiplient et d'innombrables spécimens viennent alors enrichir ses collections. Puis, faute d'entretien, l'intérêt du public se détourne. S’ajoute à cela la libération de Paris qui endommage le bâtiment et les collections. En 1965, le Muséum décide de fermer la Galerie de Zoologie, jusqu'en 1994. Pour les amateurs de bandes dessinées, c’est une visite clandestine de la galerie de l'Évolution qui donna à Jacques Tardi l'envie de montrer tout ça au public. Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec n'étaient en fait qu'un prétexte…


Depuis sa réouverture en 1994, environ 3000 spécimens sont présentés de manière très esthétique dans la nef et les galeries attenantes. La partie centrale de la nef regroupe les grands vertébrés de la savane africaine, mise en scène telle l'Arche de Noé. Au balcon du second étage, vous y trouverez l’un des plus anciens spécimens naturalisés du Muséum, le rhinocéros (ci-contre) élevé dans la ménagerie de Versailles au temps de Louis XV et de Louis XVI.


Mais c’est la salle des espèces menacées et des espèces disparues qui m’a le plus impressionnée. Aucune lumière naturelle n'y pénètre. C’est ici que se révèle la richesse et la fragilité de la vie. Vous y verrez un œuf fossile d’Aepyornis (ci-contre), oiseau géant originaire de Madagascar disparu au XVIIème siècle, à l'origine de la légende de l'oiseau roc évoqué dans « Les Voyages de Sindbad le Marin ». Mais aussi le loup de Tasmanie, une tortue géante de l'île Rodrigues, le cerf de Schomburgk, le coelacanthe des Comores, et tant d'autres animaux mythiques qui font rêver… En attendant, je n’ai toujours pas arrêté mon choix sur la poussette à acheter…







Jardin des Plantes
36, rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 Paris
Ouverture : tous les jours de 10:00 à 18:00
Fermeture : tous les mardis