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dimanche 8 février 2015

Musique Maestro !

Il est maintenant difficile d'énumérer les expositions que Milo aura vu depuis un an... Bernard Tschumi, Martial Raysse, Niki de Saint-Phalle, Jeff Koons, Mayas, Indiens des plaines, Tatoueurs Tatoués, Haïti... Il ne sait plus où donner de la tête... Alors on va lui en mettre plein les oreilles (et potentiellement encore plein la vue...). Mamie a plu d'un tour dans sa poche: et pourquoi pas le Musée de la Musique ? Voilà un joli parcours à faire au milieu de milliers d'instruments qui ont vu défiler les siècles, qui ont été embrassés par des centaines d'artistes, musiciens, interprètes, où leur son raisonne dans un audio-guide ludique et instructif pour les enfants. C'est aussi un régal pour l'oeil : petits chefs d'oeuvre de marqueterie, on y voit des claviers, luths, guitares, violes, flûtes et autres. Des souvenirs auditifs et visuels qui auront marqués Milo: "Elle pleure la musique ?", "C'est ravissant le Musée de la Musique !"

vendredi 30 août 2013

Piazza Armerina

Que dire de la villa romaine du Casale si ce ne c'est qu'il faut la voir ? C'est sous une pluie diluvienne que nous sommes arrivés a Piazza Armerina, et ironie du sort, c'est ainsi que la villa Casale a fini, 3500 m2 de mosaïques emportés dans un glissement de terrain, engloutis pendant des siècles. Il a fallu attendre 1929 pour voir réapparaître des scènes incroyables (la Grande Chasse sur 60 m de long), inimaginables (Chambre des jeunes filles en Bikini), inpensables (les travaux d'Hercule). C'est un voyage dans le temps totalement fascinant (sa construction a débuté à la fin du IIIème siècle). Une excellente excursion !

dimanche 28 octobre 2012

Les arts de L'Islam

Milo n'en ai pas à sa première visite du musée du Louvre. La première remonte déjà à ses 10 semaines. Deux heures bien pleines entre bras et poussette. Pourquoi attendre pour lui donner goût aux belles choses  quand elles sont à portée de main ? Un homme averti en vaut deux... Et avec ses grands-parents français aussi, il n'échappera pas aux visites de musées quand il pourra marcher (aisément s'entend). Alors nous avons profité du premier weekend des vacances scolaires de la Toussaint pour visiter la nouvelle fierté du musée du Louvre, le département des Arts de l'Islam. Mille ans d'histoire se déroulent au fil de milliers de visiteurs, plus de 3000 oeuvres trouvent une petite place dans les vitrines de la cour Visconti, sur deux niveaux. Quand on arrive de l'escalier vers le parterre, c'est un souk qui s'ouvre à nous. On jette un coup d'oeil, on fait un tour rapidement pour rejoindre la sérénité de l'entresol où l'on respire un coup, où l'on prend le temps de regarder, d'admirer, de scruter avant de repartir dans le tumulte du bazar... Bref, mieux vaut tenter sa chance en nocturne...

mercredi 20 juin 2012

Jardin panoramique

Bonne surprise ! Après le Louvre, le musée de l'Orangerie est un autre lieu extrêmement bien organisé et "baby friendly" ! Je me suis rendue sans a priori aux Tuileries en poussette jusqu'à ce que j'arrive à l'entrée du musée de l'Orangerie et que je tombe sur le panneau "poussette interdite"... J'en suis restée comme deux ronds de flan... mais j'ai préféré me faire confirmer la chose par les gardes de sécurité. Et j'ai bien fait car on peut laisser sa poussette au vestiaire (sur un cintre !) et le musée vous donne en échange le porte-bébe dernier cri de chez Baby Bjorn ! Oui, oui, oui ! Moi je dis merci, merci, merci ! Et qu'est ce qu'on y voit ? Comme son nom ne l'indique pas, on n'y voit pas d'orangers mais des nénuphars. En peinture panoramique. De Monet. Peinte sur mesure. Les Nymphéas. Un jardin dans un jardin. On y voit aussi la collection Paul Guillaume, marchand d'art moderne, où se côtoient Cézanne, Matisse, Renoir, Derain, Soutine, Utrillo, Picasso, Rousseau, Modigliani et Laurencin. Une belle collection sous une histoire peu banale. Mais là, je laisse votre curiosité s'attiser...

Musée de l'Orangerie (ouvert tous les jours sauf le mardi)
Jardin des Tuileries
75001 Paris
Métro Concorde

dimanche 29 janvier 2012

Des ondes aux assiettes

C'est dimanche. Et le dimanche, on cuisine dans les maisonnées françaises. Et si on ne sait pas quoi faire, on ouvre le vieux bouquin de cuisine de mère-grand. Et si on en a pas, il vous reste soit vos fiches cuisine ELLE, soit votre transistor. J'ai tendance à m'ouvrir facilement l'appétit, même en regardant des acteurs manger un Kinder Bueno à la télévision (surtout pas "Un diner presque parfait" si c'est pour y voir ma dentiste y confectionner des desserts chocolatés avec le moule du dentier de sa grand-mère - véridique !!!). Mais depuis quelques temps, je m'ouvre l'appétit en écoutant l'émission On va déguster sur France Inter. Et ça tombe bien car elle a lieu entre 11h et 12h le dimanche, ce qui me laisse le temps de filer au marché pour acheter quelques ingrédients et mettre en oeuvre ce que je viens d'entendre ! Et si je suis sous la douche à cette heure-ci, je réécoute l'émission en podcast. Animés par un journaliste et critique gastronomique, ces purs moments gourmands vous donneront l'occasion de découvrir des chefs, des artisans, des producteurs, de bonnes adresses et même des aliments de notre continent ou d'ailleurs. Et hop ! à vos ondes !

lundi 9 janvier 2012

Simplement Sempé

Jean-Jacques Sempé fait entière partie du patrimoine français. Un grand Monsieur, un grand illustrateur. Qui ne s'est pas tordu de rire en regardant ses dessins (hein Papa ?!). Sempé, c'est le créateur (en 1955) du Petit Nicolas, personnage qu'il nommera ainsi après avoir vu une publicité de vins dans l'autobus (pas étonnant, Jean-Jacques est bordelais !). Et le succès commence véritablement dans les années 60. Et 52 ans plus tard, il a toujours le même succès. Son art est intemporel. On m'a récemment offert son petit livre d'illustrations "Quelques enfants" (très à propos), un régal de lecture quand on attend un bébé ! J'ai donc décidé de braver la foule qui se rend depuis son ouverture le 21 octobre à l'Hotel de ville pour voir l'exposition "Sempé, un peu de Paris et d'ailleurs". J'ai profité d'une journée ensoleillée pour rejoindre la longue queue des fans de cet illustre illustrateur ! Il faudra compter 2 heures si vous vous arrêtez à chaque dessin (il y a plus de 300 originaux) car la queue continue à l'intérieur et chaque cadre mérite un bon coup d'oeil. Cette exposition regroupe un grand nombre de dessins sur Paris mais aussi sur d'autres thématiques ou même issus d'une collaboration (avec The New Yorker par exemple). Une expo très agréable à faire. Les visiteurs rient, pouffent, s'exclaffent. C'est pour tout public et pour toute génération. Faite vite car l'expo se termine le 11 février !

jeudi 29 décembre 2011

Lumière !

Le billet qui suit n'existerait pas si Raffaele n'avait pas jeté par erreur un petit sac rouge dans la poubelle de l'immeuble... Je résume vite fait car l'intérêt de ce billet n'est pas dans l'anecdote mais dans l'histoire d'un joli petit musée... Nous avons décidé de nous offrir pour Noël de beaux verres à vin Baccarat. Nous voila donc hésitants entre deux modèles... Alors nous achetons un de chaque pour les essayer à la maison. Une fois notre dévolu jeté sur le modèle Vega, nous décidons de rapporter l'autre modèle le lendemain à la boutique. Je prépare donc le petit paquet "pour échange" et le mets près de la porte d'entrée pour ne pas l'oublier. Entretemps, Raffaele descend les poubelles et embarque le petit paquet... qui passera donc la nuit dans le local à ordures... Le lendemain, sur le point de retourner à la boutique Baccarat, impossible de trouver le petit sac rouge contenant le précieux verre à retourner... Je m'interroge et interroge Raffaele... qui réalise de suite et fonce, paniqué, dans le local à poubelles... ou il trouve le sac rouge... mais la boite contenant le verre a disparu... On laisse une annonce dans le hall de l'immeuble et le Saint Graal nous est retourné vite fait bien fait par notre voisine de palier. Nous voila donc rassurés ! Alors on se précipite à la boutique Baccarat, place de la Madeleine, pour l'échanger contre 7 verres "Vega". Saperlipopette ! Ils n'en ont plus en stock... On nous envoie les chercher Place des Etats-Unis. Excellente occasion pour faire découvrir la Galerie-Musée Baccarat à Raffaele situé chez feu Madame de Noailles, peintre, écrivain et mécène du XXème siècle, qui y donnait de fastueuses soirées mondaines et insolites.

Le lieu est idéal pour mettre en scène les fameuses collections Baccarat, sa galerie-musée et son restaurant, Le Cristal Room, orchestré par le non moins célèbre Guy Martin. Ce sublime hôtel particulier abrite une salle de bal, extraordinairement conservée, de type palais napolitain avec ses boiseries Rococo et son plafond signé d'un élève de Tiepolo. En temps normal, vous y verrez toute la collection retraçant l'évolution technique et stylistique de la manufacture mais s'y déroule en ce moment une exposition sur un modèle phare: l'Harcourt, best-seller depuis... 170 ans !!! C'est le plus ancien modèle parmi les services de table ! "Il joue avec la lumière, magnifie la robe d'un grand nectar, donne du faste à la plus modeste des tables, rend festif le plus simple des diners". Ce modèle s'invite chez Louis-Philippe, chez Napoleon III, et plus récemment au Vatican, au Brésil, Maroc, Cambodge, Mexique, Liban... C'est un modèle intemporel. Toute l'exposition prend des tours de fêtes, emprunte de poésie, sur des airs de Debussy joués par un demi-queue blanc Pleyel dotée d'un mécanisme automatique. Voici pour l'écrin de la maison Baccarat.

Mais quid de la cristallerie ? C'est l'évêque de Metz qui, dans le but de dynamiser la Lorraine et offrir du travail aux habitants de Baccarat, décide avec l'autorisation de Louis XV de créer une verrerie. Il faudra attendre 1816 pour que la verrerie se transforme en manufacture de cristal. Louis XVIII sera le premier à commander un service de verres. Il lance ainsi le prestige international de la maison Baccarat. Des commandes monumentales viennent du monde entier. Certaines pièces et mobilier traversent, par caravanes entières, l'Europe à dos de mulets ou les Indes à dos d'éléphant ! Une visite à la Galerie-Musée Baccarat vaut donc le détour pour ceux qui aiment les arts décoratifs, le savoir-faire ou l'histoire de l'industrie française.

Je n'ai qu'une chose à dire: à table !

11, Places des Etats Unis
75016 Paris
Métro Iéna

lundi 12 septembre 2011

La galerie de l'Evolution

Parce ce que les animaux taxidermisés et les boîtes entomologiques ont hanté mon enfance (et maintenant un petit mur de notre appartement) et parce que j'adore la reproduction de Sophie la Girafe en grandeur nature (ci-contre), j’ai voulu refaire un petit tour à la Galerie de l’Évolution. Et ça tombe bien car le Muséum National d’Histoire Naturelle est à deux pas de la maison. Et comme ce lieu est très fréquenté par les familles, ça m’a donné l’occasion également d’observer une multitude de modèles de poussettes en action…


En 1889, année de l'exposition universelle, la Grande Galerie de Zoologie fut inaugurée au Jardin des Plantes, aujourd’hui appelée Grande Galerie de l’Évolution. Cette institution se charge d’une triple mission de recherche, de conservation des collections et de diffusion des connaissances. L'âge d'or du Muséum se situe au milieu du XIXème siècle, période durant laquelle les expéditions autour du monde se multiplient et d'innombrables spécimens viennent alors enrichir ses collections. Puis, faute d'entretien, l'intérêt du public se détourne. S’ajoute à cela la libération de Paris qui endommage le bâtiment et les collections. En 1965, le Muséum décide de fermer la Galerie de Zoologie, jusqu'en 1994. Pour les amateurs de bandes dessinées, c’est une visite clandestine de la galerie de l'Évolution qui donna à Jacques Tardi l'envie de montrer tout ça au public. Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec n'étaient en fait qu'un prétexte…


Depuis sa réouverture en 1994, environ 3000 spécimens sont présentés de manière très esthétique dans la nef et les galeries attenantes. La partie centrale de la nef regroupe les grands vertébrés de la savane africaine, mise en scène telle l'Arche de Noé. Au balcon du second étage, vous y trouverez l’un des plus anciens spécimens naturalisés du Muséum, le rhinocéros (ci-contre) élevé dans la ménagerie de Versailles au temps de Louis XV et de Louis XVI.


Mais c’est la salle des espèces menacées et des espèces disparues qui m’a le plus impressionnée. Aucune lumière naturelle n'y pénètre. C’est ici que se révèle la richesse et la fragilité de la vie. Vous y verrez un œuf fossile d’Aepyornis (ci-contre), oiseau géant originaire de Madagascar disparu au XVIIème siècle, à l'origine de la légende de l'oiseau roc évoqué dans « Les Voyages de Sindbad le Marin ». Mais aussi le loup de Tasmanie, une tortue géante de l'île Rodrigues, le cerf de Schomburgk, le coelacanthe des Comores, et tant d'autres animaux mythiques qui font rêver… En attendant, je n’ai toujours pas arrêté mon choix sur la poussette à acheter…







Jardin des Plantes
36, rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 Paris
Ouverture : tous les jours de 10:00 à 18:00
Fermeture : tous les mardis